Phénix
Il pleut.
Nuages crasseux
Ciel déchiré
Zébré d'éclairs
Plombé de nuit
Tout est fini
Le cœur brûlé et l'âme en sang
Arrive le temps des grands tourments
D'un bout à l'autre de l'océan
Fouetté, brisé par l'ouragan
Et puis quand l'air vient à manquer
Que l'on sent son corps déserter
Du fond de soi, inattendue,
Jaillit, puissante, la force vive
De ceux qui sont sur l'autre rive
Esprits d'ailleurs et ceux d'ici
Que tous ensemble soient réunis
Pour chasser chagrin et tristesse
Redonner vie à l'allégresse
De Naples, nankin ou d'orpiment
Au zénith, l'astre roi scintille,
Indigo, majorelle ou cyan
Vers les étoiles, les regards brillent
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