Allons, je trouverai bien une oreille attentive
Qui saura écouter tout le mal que je pense
De ce vil personnage, misérable et infâme
Qui, dit-on, aurait fait quelque chose d'impensable :
Rêver d'un avenir, aimer sans retenue.
Je dirai haut et fort
Ce que je ne sais pas de lui
Me moquerai à loisir de ce bonheur crasseux
De la belle qui parade, l'enlaçant tendrement,
Et de la puanteur de cet amour naissant.
Regardez -moi !
Je suis là, Reine, épouse du temps,
C'est à moi que reviennent amour, félicité,
Gloire et richesses,
Le tout en abondance
Me laissant le bonheur
D'assouvir et détruire
Mes fantasmes les plus fous
Et vos rêves les plus tendres.
Ma cousine Invidia me persifle à l'oreille
Que la jubilation viendra d'avoir su provoquer
Torts et difficultés...
Que de mots adorés !
Et enfin expédier cet autre méprisable
Dans d'infernales abîmes.
Mon pouvoir est sans fin, dans ma main je vous tiens,
Créant à volonté des désirs inutiles,
En vous faisant ramper devant l'inaccessible.
Je suis partout, magnifique,
Rayonnante de beauté
Tout à côté de vous
Et pour l'éternité.