Je m'immisce, malicieuse,
Dans les coins et recoins les plus sombres
Parcourant les abysses torturés,
Quel délice !
D'esprits retords et de corps
Que mettent en abscisse
Le désir et la mort.
Je ne le veux ni courtois encore moins platonique,
De l'amour je ne prends que les corps hédoniques
Je les désire suants, de stupre transpirants,
Transis par la cambrure de vestales impudiques.
Je me vautre, languissante, dans la fange crasseuse
Inclination sordide, mais combien merveilleuse,
Toujours à demander, mieux encore, supplier
À corps, surtout à cris, l'extase de supplices.
Il m'en faut toujours plus, et d'âme généreuse,
N'hésite à partager ce qu'on commence à deux.
J'accueille de tous mes voeux, celles et ceux, désireux
De faire de toutes mes nuits bestiales
De sombres bacchanales
Me permettant ainsi d'offrir à Dyonisos,
Sacrifier au Malin
Ceux de vous qui croiraient qu'il n'y a pas de fin.